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18 mars 2007
Scandal ! - "Premier Acte"

Si le pouvoir est nécessaire dans la société humaine et que la vie quotidienne n'est rien d'autre qu'un rapport de forces constant entre les hommes, il l'est dans un souci d'ordre et de respect mutuel pour garantir la survie de chacun et pour pérenniser le fonctionnement de la société.
Le spectacle auquel j'assiste en ce moment n'a malheureusement rien à voir avec le respect ni avec le souci de pérennisation. La présidente de l'établissement où je travaille, accédée à ce poste après le décès de son prédécesseur, fait un usage plutôt douteux du pouvoir dont elle dispose. L'arrivée au pouvoir d'une association employant une 60aine de personnes et affichant des recettes de plusieurs millions d'euros par an, représente une excellente occasion pour mettre en valeur son égo très prononcé. Il s'agit, sans doute dans un premier temps, de montrer son pouvoir de nuisance en rabaissant et évinçant le directeur qui a oeuvré, depuis plus de 30 ans, pour que cette structure devienne ce qu'elle est aujourd'hui, mais qui a le malheur de ne pas travailler dans le même esprit qu'elle. De quel droit est-ce que j'avance ce genre d'affirmation? "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage", ce proverbe bien connu résume en gros ce que la présidente est en train de faire.
Sa première « mesure » était la diffusion de rumeurs sur une caisse noire, des emplois fictifs, une mauvaise gestion financière, mais aussi sur l'incapacité de la direction d'assurer une promotion « moderne » de notre établissement. Aucune de ces accusations n'a été confirmée à la suite d'un audit général. Il s'agit toutefois d'une stratégie bien efficace qui, en dehors de faire plaisir à certaines âmes suspicieuses par nature, ne manque pas d'atteindre son but, à savoir l'installation d'un climat général de méfiance entre les salariés. Reprocher aux uns de l'incapacité, voire de la fraude, et miroiter aux autres une augmentation de salaire une fois qu'elle aurait rééquilibré les comptes, c'est un mensonge politicien aussi vieux que l'humanité.
Sa deuxième mesure consiste dans la mise sous tutelle du directeur, de lui enlever tout pouvoir qui pourrait constituer un obstacle pour sa « restructuration ». Désormais le directeur n'aurait plus le droit, entre autres, de signer ni de modifier les contrats de travail. Après presque 30 ans aux commandes de l'établissement, il est légitime qu'il souhaite s'expliquer devant l'assemblée générale, l'instance suprême d'une association à but non lucratif. Sa demande étant toutefois refusée par le motif que c'est la présidente et personne d'autre qui décide de la date d'une assemblée générale.
Troisième mesure: faire faire un nouvel audit pour enfin trouver cette  caisse noire.
Quatrième mesure: puisque le directeur n'a plus le droit de signer de contrat sur place, la présidente le fait donc à distance. Elle décide de remplacer un poste stratégique, liant l'établissement au rectorat de l'Académie régionale et dont le salarié se trouve en arrêt maladie, par une sorte de demi création de poste qui ne correspond ni aux besoins réels du poste ni aux conditions de rémunération d'un employé administratif. Le but de cette action:

•  être informée sur tout ce qui se passe dans l'établissement tout en étant absente, car la présidente EST toujours absente
•  décrédibiliser la direction auprès du rectorat en démontrant que sans son intervention celle-ci aurait été incapable d'assurer le suivi du contrat qui lie les deux établissements.
•  s'y ajoute un troisième avantage pour la mauvaise foi : ce contrat, ne tenant compte que d'une partie des tâches effectuées au poste remplacé, donne une surcharge de travail à la direction, moyen supplémentaire pour faire pression sur cette dernière, étant déjà très sollicitée dans une période d'activité intense.

Non seulement l'assemblée générale est écartée, mais aussi la moitié des membres du conseil d'administration n'est pas informée de ses démarches de restructuration. C'est la direction qui se charge de les en informer.
D'où la cinquième mesure, à savoir la convocation du conseil d'administration pour:
1) redéfinir la qualification du directeur (ce dernier n'étant donc pas convié)
2) préparer la prochaine assemblée générale
Il s'avère toutefois que la présidente souhaite avant tout, et de toute urgence, créer le poste d'un directeur financier pour un budget d'environ 60 000 euros par an. Cette demande étant rejetée par la majorité des membres du conseil, trouvant ce budget excessif, il a été décidé d'un déblocage de fonds pour un nouveau logiciel facilitant la gestion de comptabilité. Le deuxième audit n'a pas révélé les malversations si attendues. Et comme par hasard, la question de l'assemblée générale n'était plus à l'ordre du jour... mais la présidente insiste sur le fait de procéder à un contrôle supplémentaire, cette fois celui de l'informatique du secrétariat général (= comptabilité et direction) pour dévoiler enfin le trafic d'argent …
A peine une semaine plus tard arrive une nouvelle convocation du conseil d'administration pour le 2 avril prochain. A l'ordre du jour :
1) Recrutement d'un directeur financier
2) Requalification du contrat du directeur actuel…

Je ne sais pas si la comparaison est appropriée, mais cette stratégie me rappelle celle employée en 2003 par le président américain pour justifier la guerre d'Iraq… « Si j'ai le pouvoir absolu, pourquoi passer par les instances démocratiques !? »
Vouloir imposer un changement sans connaître la culture, en l'occurrence la culture de l'entreprise, sur fond de mensonges et tout en écartant les instances compétentes, n'est jamais de bon augure.

Si jusqu'à présent cette soi-disant restructuration, n'a servi qu'à creuser le fossé entre les salariés, à creuser également le budget par les audits onéreux, la création d'un poste non justifié et les frais d'avocat inutiles, elle a d'ores et déjà démoralisé les employés responsables des rentrées assurant la survie à court terme de l'établissement, et cela en pleine préparation de cette saison cruciale.
Il est de mon devoir absolu d'empêcher l'aboutissement des agissements criminels de cette personne qui, aujourd'hui, a entre ses mains la mise en péril d'une structure qu'elle ne peut connaître véritablement et qui est le fruit de nombreuses années de dévotion des salariés qui se trouvent aujourd'hui sur le banc des accusés.



3. avril 2007
"Deuxième Acte"


La mise en scène du Conseil d'administration du 2 avril a commencé par un coup de théâtre: le commissaire aux comptes, bien que réellement présent à la réunion du 1er mars, a menacé de nous envoyer le procureur de la république si son nom ne disparaissait pas du procès verbal de cette dernière... Et contrairement à ce qu'il y avait dit, il prétend aujourd'hui ne pas être en mesure de certifier la conformité des comptes de notre établissement. En langage clair cela veut dire que nous sommes toujours et à nouveau accusés de fraude et de malversations. Etant parti immédiatement après, l'effet de sa petite intervention était toutefois remarquable et reste fidèle à la stratégie "Guerre d'Iraq". Les responsables qui étaient de bonne foi en arrivant, ont sans doute imaginé un instant qu'ils risqueraient d'être accusées de complicité au cas où, malgré tout, cette fameuse caisse noire pourrait apparaître un jour...
Toutes les demandes urgentes concernant le quotidien et la promotion de notre établissement ne sont pas à l'ordre du jour. Le directeur est à nouveau exclu de la deuxième partie de la réunion, s'agissant de son sort personnel. Il est donc décidé de recruter un directeur financier et les attributions du directeur actuel sont redéfinies, le privant de tout pouvoir d'action. Le logiciel de comptabilité dont l'installation immédiate a été votée à la réunion du 1er mars, et qui devait moderniser ce service, a entièrement disparu des débats. C'est sans doute le nouveau directeur financier de 70 ans qui se chargera de cette "modernisation".
Sans rentrer davantage dans le détail, je tiens ici à mentionner l'attitude du premier adjoint au maire de la ville qui est le représentant élu de notre association. Selon son interlocutaire le discours n'est pas le même. Après avoir reçu une lettre des représentants de notre personnel, exprimant l'inquiétude de celui-ci vis-à-vis la situation et les accusations diffamatoires à son encontre, sa réaction peut se résumer comme suit: "s'ils ne sont pas contents, qu'ils s'en aillent!"...
Je n'ai pas la moindre idée où tout cela nous mène, mais je crains que le pire reste à venir. A l'aide d'un tissu de mensonges et visiblement appuyée par la municipalité, notre présidente est en train d'installer dans nos murs le côté de l'esprit français que j'aime le moins. De transformer ainsi notre petite structure efficace en un système administratif lourd et mesquin, pour devenir une institution qui se voudra grande (par la "gloire" de son passé), mais qui, en vérité, ne sera que prétentieuse.
Si notre ancien président, ami personnel dudit adjoint au maire, savait ce qui se passe aujourd'hui, il sortirait de sa tombe... D'ailleurs, quand je pense à lui, je pense à cette fameuse phrase que François Mitterand avait dite avant de disparaître: "Vous savez, je suis le dernier des grands présidents, après moi, il n'y aura plus que des comptables"...



18 avril 2007
"Troisième Acte"

Que le scénario du 2 avril n'est pas resté un secret pour longtemps me semble compréhensible. Entre-temps, les délégués du personnel avaient adressé un courrier aux membres de l'assemblée générale (AG) ainsi qu'à la présidente, faisant part de leur inquiétude sur l'avenir de l'établissement et de l'absence d'explications concernant les accusations de fraude, n'étant d'ailleurs toujours pas confirmée de manière officielle. Suite à quoi la présidente a répondu par courrier que les « soucis existentiels » du personnel n'ont pas lieu d'être, qu'elle ne donne aucune importance aux rumeurs (qu'elle a émises elle-même, j'en suis témoin) et que tous ceux qui s'opposeraient aux « directives » de La Présidente porteraient une lourde responsabilité.
Le secrétaire du conseil d'administration (qui avait changé le PV de la dernière réunion suite aux menaces du commissaire aux comptes) a, en concertation avec la majorité des membres de l'AG et le directeur, adressé un courrier recommandé à la présidente la convoquant à une réunion des membres de l'AG le vendredi 13 avril afin de les informer sur la soi-disant « restructuration » en cours. Sa présence étant requise, en cas de son absence la convocation d'une AG extraordinaire se ferait par saisine du tribunal. Après quoi elle a sommé le directeur par lettre recommandée de tout mettre en œuvre pour interdire cette réunion dans l'enceinte de l'établissement, car il appartient exclusivement à La Présidente de convoquer une réunion de l'AG. On aura tout vu ! Les associés d'une association interdits de se réunir, no mais… ! Hé non, ce n'est pas tout car, le jour même de la réunion, à midi, un 1 er huissier de justice s'est présenté pour rappeler au directeur que la réunion du soir serait interdite. Puis, en début de soirée, un 2 ème huissier est venu afficher sur la porte principale de l'établissement cette interdiction en forme d'une lettre de menaces, rédigée par la présidente. D'autre part, la présidente a fait parvenir au directeur, par lettre recommandée, une fiche de poste de directeur, composée d'interdictions le privant de tout pouvoir d'action pour assurer le fonctionnement efficace de l'entreprise. Toutefois, n'étant signée que par 2 des 5 membres du CA qui l'auraient approuvée le 2 avril, non seulement cette fiche n'a aucune valeur juridique, mais ce qui a été réellement approuvé était le principe d'une telle fiche et dont le contenu restait à définir… Bonjour la bonne foi, une fois de plus.
Sur l'ordre du jour de la réunion « illégale » étaient les témoignages des membres du personnel sur la situation actuelle et sur l'absence d'explications concernant les accusations, mais également sur l'absence de la présidente même. Bien entendu, les membres de l'AG étaient furieux de se voir interdits l'entrée dans les murs de l'établissement, et consternés par les témoignages des salariés présents, comme ils n'étaient nullement informés de tout cela étant tenus à l'écart par la présidente depuis plusieurs mois. Ils se sont mis d'accord d'adresser une motion à la présidente demandant sa démission. Il a également été décidé de convoquer une AG extraordinaire par voie de justice.

Bien que les choses semblent enfin avancer dans le « bon sens » tout n'est pas résolu et, comme dans tout conflit, il existe un épisode qui n'arrangera point les choses :
Le clivage entre les différents personnels, qui s'était accentué considérablement depuis les « manœuvres » de la présidente, n'est pas prêt de disparaître. Les délégués de la partie « pro présidente » du personnel n'étaient malheureusement pas très bien au courant de la progression de ses événements. Ils n'ont été informés de la réunion polémique que la veille. Ce sont les représentants de la partie « accusée » du personnel qui leur ont expliqué l'enjeu, le pourquoi et le comment. Ils étaient donc prêts à y participer, jusqu'au moment où la confiance a été rompue à nouveau, cette fois-ci par une maladresse du secrétaire du CA. Etant venu déjeuner le jour « J » il a annoncé à table, devant ces délégués, qu'il était là pour élaborer une stratégie permettant d'évincer la présidente… Il est clair qu'un tel propos ferme d'emblée toutes les portes à un véritable dialogue et ne pourra être propice à un rapprochement à moyen terme des personnels divisés.

La première riposte après la réunion du vendredi soir est un audit informatique de la comptabilité et du secrétariat, actuellement en cours. Même si les soupçons de fraude s'avèreront à nouveau infondés et que la présidente accumule des erreurs grossières, les démarches dans sa « stratégie » restent difficiles à anticiper et son pouvoir lui permet encore largement de faire davantage de dégâts… A propos, je me pose d'ores et déjà la question sur le coût de tout ça (avocats, audits, huissiers…) et surtout : qui va le payer ...




2. juillet 2007
"Dernier Acte"


Quelques semaines après l'audit informatique nous n'avions toujours pas de nouvelles concernant un nouveau logiciel comptable, voté 2 mois auparavant au CA. En revanche, la présidente revient à la charge avec une convocation du directeur à la mairie, pour un entretien avec elle en présence du premier adjoint au maire (représentant de la mairie dans notre AG et adjoint aux finances). La raison en était le constat du commissaire aux comptes selon lequel "le résultat de l'audit serait grave" et qu'il était obligé d'entamer une procédure d'alerte. La présidente avait toutefois prévu d'écarter de cet entretien l'expert informaticien qui a effectué l'audit et qui avait, il y a presque 17 ans, créé le logiciel comptable actuellement en service. Mais elle avait également prévu de ne pas fournir le résultat de l'audit au directeur. Une telle méthode étant inacceptable, le directeur a exigé la présence dudit expert afin d'éviter un procès d'intention pur et simple. Il s'est avéré qu'aucun dysfonctionnement grave n'a été constaté, à part la vétusté du logiciel et donc son manque de fiabilité par rapport aux exigences modernes... Il s'agissait une fois de plus d'une tentation de manipulation de la présidente, cette fois avec l'implication de l'adjoint au maire.
Entre-temps, un avocat a été mandaté par l'AG afin de convoquer par voie de justice une AG extraordinaire. Commençait alors une course contre la montre pour la présidente, puisque la seule arme pour perpétrer ses agissement était l'exclusion de l'AG. Plus d'un mois après le 13 avril, elle a envoyé un avertissement par lettre recommandée au directeur, l'informant que son consentement à la réunion des membres de l'AG au sein de l'établissement était une faute grave qui mérite une sanction... et puis, dans un deuxième temps, sans doute le licenciement.
Un autre CA s'est réuni fin mai ayant pour but la préparation de l'AG ordinaire (et obligatoire), fixée au 2 juillet 2007. A nouveau le directeur en était exclu. L'attention de la présidente y a été attirée par un membre du CA, dont le métier est juriste, sur le fait qu'elle a fait une erreur de procédure en ne recevant pas le directeur à un entretien au préalable avant avertissement, comme le stipule le règlement intérieur. "Je n'ai pas été informée du règlement intérieur!" s'est offusquée la présidente de manière quasi hystérique, elle s'est alors levée et a quitté la réunion en se plaignant du "manque de support" pour "son action personnelle" pour le bien de l'entreprise.
Pour réagir à la procédure d'alerte du commissaire aux comptes, le 12 juin la présidente a adressé un courrier à celui-ci, précisant qu'avec les tergiversations du CA et l'attitude du directeur salarié elle ne pouvait rien faire. Une semaine plus tard suivit un autre courrier, proposant de se "défaire" de l'actuelle responsable du bureau de comptabilité, d'installer un nouveau logiciel et d'embaucher un nouveau comptable compétant, sans autre indication chronologique...
Le commissaire au compte, lui, avec ces deux messages contradictoires en guise de réponse à la procédure d'alerte, a demandé en retour à quoi il devait s'en tenir. La réponse étant: "je maintiens mon courrier du 12 juin", c'est-à-dire l'immobilisme mis sur le dos des gens qu'elle avait elle-même exclus auparavant.
Le jugement concernant la convocation d'une AG extraordinaire était fixé au 28 juin. Etant donné que l'AG ordinaire était prévue 3 jours plus tard, il y avait peu de chances que l'avocat mandaté par les membres de l'AG puisse obtenir satisfaction. Il devait toutefois imposer le remplacement de l'ordre du jour de l'AG ordinaire par celui de l'AG extraordinaire, à savoir la révocation du CA. Ni son avocat ni elle-même n'ont comparu devant le tribunal ce 28 juin. L'objectif était sans doute de maintenir l'ordre du jour initialement prévu pour l'AG ordinaire, sans courir le risque d'être révoquée.
Le soir du 2 juillet, à part 2 absences, tous les membres de l'AG étaient présents, ainsi que le commissaire aux comptes et une représentante du cabinet comptable. La présidente était accompagnée par un sténotypiste de conférences et un huissier de justice, une fois de plus pour impressionner... A peine il était question d'enregistrer les pouvoirs donnés par les 2 membres absents, éclatait le premier incident. Un membre de l'AG qui se trouve en maison de retraite depuis environ 3 mois a laissé 2 pouvoirs, un au secrétaire du CA, lui dans le camp adversaire de la présidente, et un autre au trésorier, étant le sbire de celle-ci. Une occasion formidable pour le commissaire aux comptes de manifester son existence en déclarant immédiatement qu'un des deux documents était forcément un faux... Heureusement cet obstacle a été franchi sans encombre, s'agissait juste de documents écrits à de dates différentes. Le premier en vue de l'AG, demandée en début de l'année, mais constamment différée par la présidente, le deuxième récolté par le camp "présidentiel" pour disposer d'une voix de plus dans l'AG, à savoir 4 sur 23. Mais Monsieur le commissaire aux compte a profité de sa gloire éphémère pour annoncer la phase 2 de sa procédure d'alerte, c'est-à-dire qu'il restait 8 jours au CA pour faire une proposition sérieuse assurant la viabilité de l'établissement. Faute de quoi le pire serait à craindre. Merci Madame la présidente!
Il a été procédé ensuite aux présentations des comptes et aux différents rapports d'activités. Là encore, surprise: il y avait 2 "rapports moraux", ou plutôt, un rapport moral, celui présenté par le directeur, et un rapport immoral, présenté par la présidente. Ce dernier consistait en un tissu d'accusations, de mensonges et de calomnies. Les personnes présentes en sont restées coites et le représentant de la mairie (inconnu par la plupart des membres) ne pouvait demeurer insensible à ces propos venimeux. Il a rappelé que le fonctionnement de l'association était, en partie, financé par l'argent du contribuable et que la municipalité devra obligatoirement prendre des mesures ...
Les quelques salariés présents à la réunion ont cependant pu témoigner de l'inexactitude de nombreux points, au moins des mensonges les plus grossiers. Les membres de l'AG ont ensuite déclaré que sous aucune autre présidence, depuis au moins 30 ans, le climat dans l'institution n'a été aussi malsain qu'il est sous celle de l'actuelle présidente et qu'il était primordial d'y mettre une fin. La majorité des membres étaient d'accord que c'était la conduite la plus irresponsable de la présidente qui en était la cause, empêchant tout travail productif de la direction durant l'année écoulée et mettant ainsi en péril la pérennité de l'établissement. L'ensemble du conseil d'administration a été révoqué par vote, avec 83% des voix, à savoir 19 sur 23... après quoi la présidente, son sbire et un 3ème membre de l'ex-CA se sont levés et ont quitté la salle, suivis par l'huissier de justice et la sténotypiste...

Sans perdre du temps, un nouveau conseil d'administration a été élu. Il s'est immédiatement mis au travail pour enfin parler des dossiers les plus urgents. Il s'agit maintenant d'aborder le travail de manière pragmatique et de rattraper le temps perdu. Une année d'énergie partie en fumée pour cause de méchanceté d'une seule personne! Mais soyons lucides, il ne s'agit que d'un pion envoyé au front par des personnes plus malignes. Et puis, ce pion-là a déployé son petit contingent de pions disponibles, mais largement moins vifs d'esprit et sans doutes motivés par je ne sais quel leurre, ou bien simplement par l'espoir d'une opportunité d'occuper finalement une place au premier rang dans la société humaine ...